Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 16:00

20 05 09

 

2 -Typologie des créationnismes, par Sébastien Fath : commentaire



http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/archive/2009/05/20/typologie-des-creationnismes.html

 

 

 

Besoin de mieux comprendre la galaxie créationniste aux Etats-Unis ? Cela tombe bien. 

A l'occasion d'un superbe colloque organisé à Paris par l'IESR et l'EPHE, la semaine dernière, j'ai présenté une petite étude typologique dont je vous propose ci-dessous, en téléchargement, le résultat provisoire. 

Bonne lecture! Texte S.Fath provisoire Colloque Darwin.pdf

___________

Commentaire :

 

14 08 09

 

Merci à Sébastien Fath de nous avoir fait partager  son article : « typologie des créationnismes ». Nous avons beaucoup apprécié, mon mari et moi la façon dont vous abordez la question de la Bible et de Darwin, en l’élevant, en tant que sociologue et philosophe, au problème du Sens dans nos sociétés contemporaines consuméristes, spécialement américaines.

De l’avis de mon époux, philosophe des sciences, on ne peut qu’être évolutionniste aujourd’hui, mais les mécanismes de l’Evolution, tels qu’ils sont présentés par Darwin : le hasard et la sélection naturelle, ne sont pas uniques. D’autres modèles semblent à mon mari plus adaptés, entre autres celui du Professeur R. Chandebois, fondé sur l’embryologie, (Pour en finir avec le darwinisme. Une nouvelle logique du vivant) et il signale aussi la critique très éclairante  du paléontologue : P. P. Grasset, dans « L’Evolution du vivant ».

Le modèle de Darwin était celui des éleveurs de son temps ; il semble à mon mari que le modèle fondé sur l’embryologie soit plus adapté.

Faire appel aux mécanismes  fondés sur l’embryologie ne signifie pas une adhésion au « Dessein intelligent ».

La science et la métaphysique  présentent des rapports compliqués pour l’intelligence humaine. Mon mari prépare quelque chose sur le sujet à partir des derniers travaux de Merleau-Ponty.

            Ceci dit, tous les lynchages, toutes les dictatures de la pensée, vers une pensée unique, me semblent condamnables (les directives du Parlement Européen) : on échanges des idées, on n’impose pas la sienne par la force, selon les vertus de la tolérance.

            Attention à ce que la science ne se laisse pas envahir par une idéologie de telle sorte que l’on ne voit plus la frontière entre elles deux.

 

 

 

 

 

 

Par Marinette - Publié dans : philosophie des sciences - Communauté : La commune des philosophes
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /2009 14:34

Marinette est l'épouse d'un philosophe des sciences et elle a décidé de lui faire une petite place dans ses blogs.
Tantôt il parlera directement, tantôt elle retranscrira sa pensée.


Par ailleurs, Marinette, c'est aussi Marike : allez sur son blog : www.marike.over-blog.com, en marge de droite, et vous verrez une succursale de philosophie des sciences...

Voir aussi le "site des Lefeuvre", en marge de droite du blog de Marinette.

1 - Philosophie et sciences...

Un « vrai » philosophe des sciences est généraliste : c'est une profession qui exige beaucoup de lectures, tant en philosophie que dans les sciences ; surtout dans ces dernières, il est impératif de lire tout ce qui paraît dans le présent. Il relie les sciences entre elles et voient si elles ne se contredisent pas, car la vérité est « une ».

 

Un scientifique d'une spécialité prend souvent telles quelles les conclusions d'une autre spécialité, puisqu'il n'est pas compétent dans ce domaine, d'où parfois la généralisation d'erreurs. Par exemple, la biologie, dit mon mari, est aujourd'hui très en retard sur la physique.

 

Beaucoup de scientifiques « s'improvisent » philosophes pour la cause, alors qu'ils n'ont qu'une vague teinture de philosophie ; Pour d'autres, beaucoup plus rares, c'est plus sérieux : ils allient une authentique philosophie avec leur propre science.

2 - L'univers et la vie...

03 07 09

 

« L'univers n'est pas gros de la vie » (J. Monod « Le hasard et la nécessité »)

 

Par contre je viens de lire sous la plume d'un grand physicien américain : J. Dyson Freeman, que l'univers était « accueillant » à la vie.

 

Lequel des deux faut-il croire, le biologiste ou le physicien ?

 

3 -L'avortement...le mystérieux embryon...

 

10 07 09

 

Simone de Beauvoir aurait-elle vraiment dit : "L' avortement est une opération semblable à une extraction de dent" ? (propos tiré de la documentation de « Droit de naître » - "50 questions et réponses" p. 47, juin2009 - qui n'a, hélas, pas cité ses sources.)

 

Dans certains cas -plus l'embryon est âgé-, c'est un véritable meurtre, voire une boucherie, selon le site de « vox dei » qui décrit comment cela se passe en réalité... Et pourtant tant de parents font la queue, ou vont très loin, avec beaucoup de difficultés, pour adopter...Qu'en pensez-vous, lecteur ?  (voir au sujet de l'avortement mon article 204 sur www.marike.over-blog.com )

 

Le philosophe est choqué par cette expression tant de fois entendue « je suis libre de mon corps » : ce n'est pas vrai, dit-il, car on peut considérer que la femme enceinte contient par la grossesse un autre être qu'elle qui demande aussi son pouvoir décisionnel, sa part de liberté pour son futur... Peut-on être sûr que ce soit le hasard -tant avancé par les matérialistes- qui préside à tout ? Peut-on être sûr qu'il n'y aurait pas quelque part une Volonté cachée, mystérieuse, celle de faire naître cette âme, et pour des raisons qui nous dépassent ?

 

Toute pensée qui ne serait pas très nuancée à ce sujet, je (l'auteur du blog) la considèrerais comme intolérante ou bornée...

 

4 - Deux oeuvres opposées

 

13 07 09


En 1970, Jacques Monod (1910-1976) publie, aux éditions du Seuil « Le hasard et la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne ».Au dos de la couverture on trouve cette phrase, en guise de conclusion : « la modestie sied au savant, mais pas aux idées qui l’habitent et qu’il doit défendre ». 


En 1973, Pierre-Paul Grassé (1895-1985) publie « L’Evolution du Vivant. Matériaux pour une nouvelle théorie transformiste » aux éditions Albin Michel. Au dos de la couverture on trouve cette phrase : « le simple exposé des faits met en évidence que, jusqu’ici, aucune doctrine n’explique le mécanisme de l’évolution. Le néodarwinisme prétend le faire. En cela il se vante, car devant la complexité du réel, il s’effondre. »

Dans cet ouvrage P.P. Grassé réfute très justement les thèses de Jacques Monod, mais ce livre n’a aucun impact : la mode n’y est pas.


(A partir de 1945, Monod travaille à l'Institut Pasteur. Il y accumule différentes expériences : chef de laboratoire, directeur de service, membre des conseils scientifique et d'administration. Professeur au Collège de France et à la faculté des sciences, il est prix Nobel de physiologie et de médecine en 1965.

Wikipedia : Depuis la Seconde Guerre mondiale, les chercheurs de Pasteur se sont essentiellement concentrés sur la biologie moléculaire. Leurs réussites ont été reconnues en 1965, lorsque le prix Nobel a été attribué collectivement à François Jacob, Jacques Monod et André Lwoff.)


(De son côté, P. P. Grassé est plutôt un provincial, même si… : A son actif : le traité de zoologie : 38 volumes ; Les grands problèmes de la biologie (Masson) : 13 volumes ; les précis de sciences biologiques (Masson) ; Termitologia : 3 volumes sur les termites ; 2400 pages.) ; il crée 3 revues scientifiques…

 

5- Le rôle des gènes ? 

 

14 07 09

 

Dire que ce sont les gènes qui pensent tout, c'est aussi mystérieux que la Trinité ! (le philosophe n'est pas théologien).

 

 

6 - La théorie de remplacement au darwinisme par le  Professeur Rosine Chandebois

 

 

A la différence du Professeur Rosine Chandebois, Pierre-Paul Grassé fait une critique du neodarwinisme, il donne des pistes de recherche, mais il ne crée pas une théorie de remplacement, tandis que Rosine Chandebois le fait, dans "Pour en finir avec le darwinisme. Une nouvelle logique du vivant" (1993) préface de Marco Schützenberger ; cet ouvrage  répond au livre de François Jacob : "La logique du vivant" (1970). Mais on n'entend pas beaucoup parler de Rosine Chandebois car son oeuvre a été diabolisée et fortement combattue dans les coulisses...

 

 

 
Par Marinette - Publié dans : philosophie des sciences - Communauté : La commune des philosophes
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 13:49

 20 05 09


I - Présentation

 

- Le sujet doit être recopié EXACTEMENT tel qu'il a été donné.

- Agrandir la marge de 4 carreaux pour les corrections à gauche de la page.

 

- AERER le devoir :

Laisser au  moins 6 lignes pour la correction au-dessus du sujet.
Laisser quelques lignes entre le sujet et le début du devoir.

En fin de ligne, laisser 1 carreau ou 1 cm environ de marge, et

Coupez vos mots en fin de syllabe par un trait d'union.

Aller à la ligne avec un alinea ou retrait pour chaque nouveau paragraphe, c'est à dire pour chaque nouvelle idée développée.

Passez une ligne entre l'introduction, le développement et la conclusion.

Ne titrez pas ces trois parties mais introduisez-les en rédigeant

Que l'écriture soit lisible ; ne mettez de majuscules que là où il faut en mettre, et ne confondez pas l'écriture scripte avec l'écriture majuscule.

 

 

II - L'orthographe compte aussi dans la note, ou devrait compter, car la composition française est le reflet total de vos capacités à maîtriser la langue écrite (comptez moins un point sur 20 par 5 fautes). La ponctuation et les accents -bien orientés- en font partie.

C'est aussi une politesse envers votre professeur qui ne peut ré-écrire votre devoir.


III - Le style

 

a) Le vocabulaire :

            Les barbarismes : mots inventés ou déformés

            Les impropriétés : mot mal choisi pour exprimer exactement la pensée

            Evitez les mots familiers et populaires, les mots passe-partout :

Ex : faire, il y a , chose...choisir des mots plus précis, et au besoin imagés :


Un oiseau est, vole, plane dans le ciel.

 


 

b) Le style proprement dit :

Evitez les répétitions et les redites ; supprimez-les à la relecture, si possible à haute voix.

Recherchez la concision (le maximum d'idées dans le minimum de mots),

Tout en évitant le style télégraphique (où l'on passe des mots secondaires pour aller plus vite).

Attention à Monsieur de La Palice qui disait des évidences...


IV - Idées et plan

 

Comment procéder à l'organisation du devoir ?

 

a) Bien lire le sujet, le comprendre, même à l'aide du dictionnaire ;

En souligner les termes importants, même au propre.

- ne pas fuir la difficulté, mais au contraire l'affronter dans certains cas, au lieu de ne raconter que ce qui est trop facile ou ce qui nous plaît, sans tenir compte de l'esprit du  sujet.

- Il faut plus réfléchir qu'écrire.

- Découvrir l'intérêt du sujet, une version originale et exacte, un problème vivant, un axe qui donne l'unité au propos.

-ensuite, pour ne pas être hors sujet, il faut relire plusieurs fois le sujet au cours du devoir en se demandant chaque fois si l'on ne s'en est pas évadé.

 

b) Au brouillon, rassembler les idées, les classer généralement par ordre croissant d'importance, pour quel 'intérêt soit au plus haut niveau à la conclusion finale (on peut numéroter les idées).

- Le classement c'est aussi grouper les idées qui se ressemblent.

- La composition est comme un problème dont l'introduction serait la donnée, et la conclusion la solution.

-Il faut donc éliminer les idées qui sont en dehors de l'axe central du devoir, et chercher son unité et sa progression.

-Le développement peut avoir deux ou trois parties ; entre chacune, passer une ligne.

 

 1 Paragraphe par idée

Dans le paragraphe l'idée doit être développé juste ce qu'il faut, ni trop, ni trop peu. Que tous les paragraphes ainsi que les parties, qui regroupent plusieurs paragraphes, aient à peu près la même longueur.

 

Un paragraphe est une composition française en miniature : il exige une petite introduction, un développement,et une petite conclusion.

 

Ménagez les transitions entre les parties : une transition est un court passage qui appartienne au paragraphe précédent et au paragraphe suivant (sinon, c'est décousu : il y a une rupture brusque de sens.) ; la progression doit être continue.

 

Evitez :

- La suffisance des jugements

- les généralisations hâtives

- Les phrases vides : ex : ce texte a une grande  valeur poétique (pour un poème).

- Les erreurs qui sautent à l'œil nu et qui font mauvaise impressin : des erreurs chronologiques et historiques, les fautes d'orthographe dans les noms propres très célèbres !


V - Introduction et conclusion  doivent être faites ensemble, après avoir trouvé toutes les idées du développement, mais avant de le rédiger.

 

Mots-clés pour l'introduction :

-Faire comme si le lecteur ne connaissait pas le sujet.

-Expliquer.

- Poser les questions tout en annonçant le plan.

Une présentation littéraire, élégante.

 

Mots-clés pour la conclusion : Elle doit être :

- Une réponse aux questions de l'introduction, faite à l'aide de tout le développement, une synthèse , c'est à dire une idée nouvelle, créée au moyen de toutes celles du développement, et un élargissement vers d'autres perspectives, plus vastes.

 

Il faut illustrer toute idée abstraite par un exemple concret si vous voulez être sûr que votre idée soit bien comprise, car vous vous comprenez, mais pas toujours celui qui vous lit !

 

FIN

 

 

 

 

 

Par Marinette - Publié dans : Cours de Grammaire - Communauté : langue française
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 08:10

 

17 05 2009

 

leçon 27

 

Rappel :

Les premières personnes : JE, NOUS : celles qui parlent.

Les deuxièmes personnes : TU, VOUS : celles à qui l'on parle.

Les troisièmes personnes : IL(S), ELLE(S) : celles dont on parle.

 

I - Le discours direct : les paroles sont reportées exactement telles qu'elles ont été dites.

C'est en particulier celui du théâtre :

 

« Hippolyte (à Aricie) :

...Présente, je vous fuis ; absente, je vous trouve ;

Dans le fond des forêts votre image me suit ;
La lumière du jour, les ombres de la nuit,

Tout retrace à mes yeux les charmes que j'évite ... »

 

« Phèdre », Acte II, scène 2, Jean Racine (1639 - 1699)

 

II - Le discours indirect :

Les paroles dites deviennent une subordonnée, introduite par une principale ; la concordance des temps est respectée.

Plusieurs mots changent (verbes, pronoms, déterminants, adverbes).

La troisième personne est adoptée, ce qui crée des ambiguïtés ; la ponctuation change.

 

« L'Ours venant là-dessus, on crut qu'il s'allait plaindre.

Tant s'en faut : de sa forme il se loua très fort ;

Glosa sur l'Eléphant, dit qu'on pourrait encor

Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles ;

Que c'était une masse informe et sans beauté... »

 

« La Besace » livre I, fable 7, Jean de La Fontaine (1621 - 1695)

 

Commentaire : « L'Ours dit...qu'on pourrait encor... que c'était une masse... »

Ici nous avons, dans un récit d'ensemble au passé,  une principale et deux subordonnées.

En discours direct cela donne :

 

L'Ours ...glosa sur l'éléphant :

- On  peut encor ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles ; c'est une masse informe et sans beauté.

 

La ponctuation a changé (les deux points et le tiret introducteur des paroles de quelqu'un. Le point virgule a remplacé « que ») ainsi que les temps des verbes ; les « que » ont disparu. La principale est devenue une indépendante introductrice du discours. « Pourrait », dont la forme est un conditionnel présent, est en réalité  un futur dans le passé, mais le présent de l'indicatif a une nuance de conditionnel (que l'on ajoute ou non, si l'on ajoute), donc de futur hypothétique ; on pourrait donc aussi garder « pourrait » ; ce verbe n'a pas seulement le sens d'un futur, mais aussi d'une hypothèse. Le discours, la principale étant au passé, il y a concordance des temps.

Le futur est toujours hypothétique.

Comparons :

Ici l'intention est certaine ; le futur est presque assuré :

 

Il me dit (présent) qu'il ira voir ses amis demain.

Il m'a dit (passé composé : garde un rapport avec le présent) qu'il irait voir ses amis demain

Il me dit (passé) qu'il irait voir ses amis le lendemain (ce jour-là est passé).  

 

III - Le discours indirect libre

 

Il est un mélange des deux formes des deux discours précédents.

 

« La dame au nez pointu répondit que la terre

Etait au premier occupant.

« C'était un beau sujet de guerre

Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.

Et quand ce serait un royaume,

Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi

En a pour toujours fait l'octroi

A Jean, fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,

Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi. »

 

« Le chat, la belette et le petit lapin », livre VII, fable 16, Jean de La Fontaine

 

Commentaire : La première phrase est au style indirect, avec concordance des temps.

La deuxième phrase est au style indirect libre : on remarque les guillemets, l'imparfait au lieu du présent du style direct (« c'était », « entrait »), la 3e personne du pronom : « lui-même, il » au lieu de la seconde personne. Dans la troisième phrase, « dit-elle » montre que les paroles sont rapportées ;  le style indirect libre continue ; les temps sont au passé (dit, voudrais, a fait) ; ceux de la concordance des temps. 


« Moi, des tanches ! dit-il, moi, Héron, que je fasse

Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ? »

 

« Le héron », livre VII, fable 4, Jean de La Fontaine

 

Dans cet exemple, « dit » est au passé ; il respecte la concordance des temps de l'ensemble du récit de la fable, au passé. Toutefois, le style est ici direct car le Héron emploie les temps du présent (présents du subjonctif et de l'indicatif).

 

 

 

Voici un second exemple d'illustration :

 

« Des députés du peuple rat

S'en vinrent demander quelque aumône légère :

Ils allaient en terre étrangère

« - Nous allons en terre étrangère

Chercher quelque secours contre le peuple chat ;

Ratopolis était bloquée

Ratopolis est bloquée :

On les avait contraints de partir sans argent,

On nous a contraints de partir sans argent

Attendu l'état indigent

De la république attaquée.

Ils demandaient fort peu, certains que le secours

Nous demandons fort peu, certains que le secours

Serait prêt dans quatre ou cinq jours... »

Sera prêt dans quatre ou cinq jours...

 

« Le rat qui s'est retiré du monde », livre VII, fable 3, Jean de La Fontaine
Par Marinette - Publié dans : Cours de Grammaire - Communauté : langue française
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 09:24

15 05 09


Leçon 26


1°) L’interjection contient une exclamation : Hé, eh, bravo, chut…

 

2°) La préposition introduit un nom complément ou un groupe nominal.

 

3°) L’adverbe modifie le sens d’un verbe, d’un autre adverbe, ou d’un adjectif.

 

4°) La conjonction :

 

a) de coordination : relie deux mots, ou deux propositions de même nature  et de même fonction : et, ou, ni, mais, or, car, donc (formule mnémotechnique : « mais où est donc Ornicar ? » attention à l’orthographe…).

 

b) de subordination : introduit une proposition subordonnée conjonctive.

 

5°) adverbes de liaison ou de coordination : puis, ensuite, en effet, aussi…

 

Exemple :

 

« O lune ! vous aviez raison ; mais si je parlais si bien de vos charmes vous saviez les services que vous me rendiez … »


« Mémoires d’Outre-Tombe », Chateaubriand (1768 – 1848)

( Anthologie de la prose française (1100 – 1900), p. 301)

 

Commentaire : 

O : interjection ; mais (oppose une indépendante et une principale, considérées comme étant de même nature) : conjonction de cooordination ; si : conjonction de subordination ; si bien :

Deux adverbes, le premier complément du second ; de 

 

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