Philosophe des Sciences
Né à Dinan ( 22 ) ( France ), le 11 avril 1925, la première partie de la vie de l’auteur est bretonne (Saint
Brieuc, puis Rennes). Il obtient sa Licence d’Enseignement en Philosophie à la Sorbonne (1947-50). Parallèlement il poursuit des études supérieures de théologie catholique.
En 1973, il est Docteur d’Etat en philosophie, une subvention de Paris X lui est accordée -son patron de thèse est Paul Ricoeur- pour faire éditer sa thèse aux éditions
Klincksieck en 1976.
Il enseigne en France dans plusieurs secteurs supérieurs d’Enseignement (Angers) –préparation aux grandes écoles commerciales : ESSEC , H.E.C. (Rennes), Reims, puis la
philosophie des sciences à l’Université de Dakar de 1976 à 1986.
Il est alors rédacteur en chef de la Revue Sénégalaise de Philosophie.
Il prend ensuite sa retraite en France où l’auteur l’emporte alors sur le professeur.
(Thèse de Doctorat d’Etat ayant obtenu une subvention pour sa publication -chez Klincksieck - 1976- par l’intermédiaire de Paul RICOEUR, patron de la thèse)
L’homme est un être qui parle. C’est sur le langage que porte en définitive « Merleau-Ponty au-delà de la Phénoménologie ». Le langage n’est pas simplement le revêtement de la pensée ; il est lié au corps. Celui-ci n’est pas qu’une entité anatomique, objectivable par la science ; du point de vue de la phénoménologie, il est une entité sensible, qui sent en lui la diversité du monde qui l’entoure, ses couleurs, ses lumières, ses formes, ses mouvements, ses reliefs, distances et profondeurs qui le rapprochent ou l’éloignent de lui. C’est ce monde muet que le langage prend en charge en en faisant un monde parlant. Toutefois ce n’est pas simplement le corps silencieux que le langage prend en charge, c’est aussi la réalité à laquelle il donne accès. Il le fait de multiples manières, aussi bien par la peinture -le langage pictural, encore un peu muet- que par un traité de philosophie dont les non-dits, les intervalles entre les idées, sont souvent plus importants que des concepts exprimés par des mots. Que signifie donc ce passage du monde muet au monde parlant , articulé ? La réponse est la suivante : un nouveau type de liaison entre les êtres qui parlent ; la nature n’est plus seule en cause ; la culture s’y est surajoutée, comme au règne de la nécessité biologique celui de l’intelligence et de la liberté. Descartes l’avait bien entrevu : le langage est la frontière qui délimite l’humanité de l’animalité.
Pourquoi le sous-titre : au-delà de la phénoménologie ? Quand un corps perçoit des couleurs, des formes, des objets en mouvement, des distances, c’est bien un sujet qui perçoit ; de même c’est un sujet qui parle. Dans la perception muette comme dans la parole sonore et audible, le sujet joue un rôle important ; mais il ne s’agit que d’un aspect du phénomène ; cet « au-delà », c’est l’ontologie, l’être qui se donne à voir, à être entendu, à être compris. L’interrogation ultime paraît donc la suivante : Qu’est-ce qui lie le sujet à l’être pour qu’il y ait perception muette des choses ou langage articulé en concepts de ces mêmes choses ? Le lien ne serait-il pas dans la présence cachée, inconceptualisable, d’un Opérateur suprême agissant dans le temps et dans l’espace, et produisant en eux des êtres vivants de plus en plus à sa ressemblance ? L’homme étant le terme de cette action.
(Ce livre, épuisé, disponible chez l’auteur )
ISBN : 2-252-01878-X
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Si quinze ans séparent ces deux ouvrages, une continuité existe entre eux. La Nature est pour moi le cosmos en devenir, produisant, à terme, de la vie, du conscient et de la pensée, celle-ci pouvant être considérée comme sa raison secrète. Je suis à cette époque extrêmement frappé par le principe anthropique. L’homme est apparu sur terre à un certain moment déterminé du cosmos, en liaison avec des constantes cosmologiques, la force gravitationnelle, la masse du proton, la force électromagnétique.
Avant la pensée, le sensible s’est déjà introduit dans l’univers comme son double inspiré, capable de se revivre dans la chair. La finalité a mauvaise presse dans des mentalités imprégnées du darwinisme et du néo-darwinisme. Kant lui a donné, en outre, un statut idéaliste qui ne peut que heurter l’esprit scientifique. Ce n’est que plus tard, et surtout dans mon ouvrage en préparation sur la « réhabilitation du temps » que je lui donne un statut réaliste inspiré par les systèmes cybernétiques qui se finalisent eux-mêmes. A l’époque de « Nature et cerveau », je m’attache surtout à montrer que l’émergence du conscient, qu’il s’agisse de la conscience sensible ou réfléchie, pose comme condition l’apparition dans le vivant d’un système nerveux. D’où le titre : « Nature et cerveau ».
ISBN : 2-252-02747-9
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Ce livre peut être lu comme une exploration des différentes étapes qui, au cours de l’évolution, ont conduit à l’Homme. Des mouvements variables de l’amibe à la recherche de nourriture dans le milieu environnant, à la coordination dans le cerveau humain de ses multiples bouches d’associations, un immense intervalle a été franchi. La vie rudimentaire, celle d’une bactérie, fait déjà référence à une certaine subjectivité, ce qui n’est pas le cas d’un caillou ou d’un quelconque cristal. Mais la subjectivité ne devient conscience qu’après de nombreuses différenciations cellulaires. Une étape importante s’est produite avec le passage des micro-organismes unicellulaires aux organismes multicellulaires, puis des animaux didermiques aux animaux tridermiques. Le système nerveux est facteur de progrès ; plus il se complique, plus la marge d’indétermination qu’il engendre est grande pour l’animal qui en est doté. L’indétermination se fait liberté chez l’homme grâce aux multiples connexions neuronales qui peuvent s’y produire. Qui dit liberté dit au minimum distanciation par rapport au milieu et par rapport au patrimoine biologique. C’est ainsi que, grâce » à l’homéothermie et à l’émergence de nouveaux systèmes neuronaux (ex : le P.G.O. ou système ponto-genouillé-occipital), des manifestations psychiques telles que le rêve et le jeu s’introduisent dans le comportement des animaux supérieurs (oiseaux et surtout mammifères). C’est grâce aussi à de nouvelles extensions cérébrales et à la spécialisation des hémisphères cérébraux chez l’homme que le langage et la syntaxe grammaticale peuvent se superposer au schéma corporel.
ISBN : 2-7384-5177-2 – voir le site de l’auteur au site de L’Harmattan.
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Les auteurs de ce livre sont Michel Troublé, docteur en physique, chercheur en intelligence artificielle et en robotique et moi-même.
Tout être vivant doit faire face à la complexité du réel pour s’y adapter. Le roboticien doit également construire des machines capables de s’adapter, d’apprendre, de reconnaître, voire d’évoluer. La robotique ne détient-elle pas la clé des mécanismes du vivant ?La réponse est non. En effet le vivant construit par ses propres moyens la niche écologique dans la complexité du réel qui l’ ‘entoure. Il n’en va pas de même pour les robots, pour les animaux artificiels de compagnie : ils exécutent un certain nombre de mouvements dans les domaines d’êtres planifiés à l’avance par leurs concepteurs. Leurs mouvements peuvent échapper à la prévision de ces derniers, mais c’est toujours à l’intérieur d’un cadre préalablement agencé par eux. On ne peut parler véritablement de spontanéité à leur sujet ; il leur manque la sensibilité de l’animal qui structure la réalité extérieure en fonction des déterminants bio et neurobiologiques de son espèce -l’araignée qui tisse sa toile, la fourmi qui creuse des galeries. Notre thèse va à l’encontre du connexionnisme : de la matière, si ingénieusement connectés que soient ses éléments composants, ne peut naître la vie ou la pensée. Ces dernières naissent dans la matière mais non pas d’elle. Un opérateur transcendant à la matière s’impose comme une exigence de la raison.
Consulter sur http://www.philothema.com
ISBN : 2-7475-4796-5
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Il ne s’agit pas de nier les avancées de la science depuis l’époque de Bergson. Il convient de leur donner le statut philosophique qu’elles méritent. Trop souvent les scientifiques pensent dans l’espace alors qu’il faudrait penser dans le temps. Prigogine l’a compris pour les sciences de la matière -les systèmes complexes-. Par contre, pour les sciences de la vie, du cerveau et de la connaissance (le cognitivisme) peu de scientifiques ont opéré cette mutation. Leur sujet d’étude l’exige pourtant. La durée bergsonienne colle davantage à la réalité biologique que le hasard et la pression de sélection pour rendre compte de l’évolution. Les théories, déjà anciennes, de J. Monod et de F. Jacob, ainsi que d’autres plus récentes, comme celles de J.J. Kupiec et de P. Sonigo sont examinées de même que la philosophie qui les sous-tend -le nominalisme revendiqué par ces deux derniers. Une incursion en dehors des paradigmes de l’époque est pratiquée avec l’examen des œuvres de R. Chandebois : « Le gène et la forme » et « Pour en finir avec le darwinisme ». Une nouvelle logique du vivant ».
Un chapitre important est réservé aux neurosciences (J.P. Changeux, A. Berthoz, A. Damasio, Gérald M. Edelman). Un exemple fera comprendre ce que j’entends par la réhabilitation du temps. Les neurophysiologistes pensent généralement qu’un souvenir est conservé quelque part ( ?) dans le cerveau. Comment une telle matérialisation pourrait-elle donner au souvenir le sens qu’il s’agit d’un événement de notre passé ? A l’espace, ou du moins en liaison avec lui, je me suis efforcé de substituer , conformément à la philosophie bergsonienne, la notion de durée, de rétention dans le présent tourné vers l’avenir, de la polyphonie du passé .
C’est à partir de là que je repense les interactions du corps et de l’esprit.
ISBN : 2-7475-9388-6 – 15,50 € -
Voir le site de l’auteur sur le site de L’Harmattan.
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ou les dérives idéologiques de la science
Notre époque est en plein bouillonnement d’idées. Les esprits s’invectivent. Certains craignent un retour du religieux dans les sciences avec la notion de l’Intelligent Design telle qu’elle se développe aux Etats-Unis. Ils prônent un retour à « l’esprit des Lumières » comme il s’est manifesté au XVIIIe siècle en Europe, rejetant toute autorité autre que celle de la raison. D’autres défendent une science sans a priori. C’est dans ce contexte de pensée que se situe cet ouvrage « Scientifiquement incorrect ».
Pour l’auteur de ce livre, la science dont l’objet est l’étude des causes naturelles doit être scrupuleusement respectée ; l’un de ses titres de noblesse est de ne s’enfermer dans aucun dogmatisme ; elle doit accepter tout nouveau chemin de connaissance, dût-il remettre en cause celui sur lequel elle se fondait antérieurement, s’il est préférable. Le rôle du philosophe ne se limite pas à un rôle de surveillance ; en tant qu’épistémologue il est aussi un théoricien de la connaissance et c’est là que Michel Lefeuvre démontre que la biologie et les neurosciences actuelles arrivent à des conclusions matérialistes faussées qui n’ont rien de scientifique mais qui sont des a priori métaphysiques parce qu’elles sont fondées sur un certain type de philosophie, l’empirisme de Hume et des ses épigones, bien dépassé aujourd’hui par des travaux sur le fondement de la connaissance. Mais si la science doit bien se limiter à son domaine propre, elle n’est pas, surtout dans l’état avancé actuel de ses connaissances, sans poser d’énormes questions à la philosophie.
Et si le matérialisme était tout simplement une déviance épistémologique ?
(Texte extrait de la 4è de couverture)
180 pages. - Format : 14 x 21 - Parution en librairie : mai 2006 -
ISBN 2-7067-0428-4 - Code-Barre - Prix TTC : 19,90 euros TTC
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(Bertelsmann – en allemand – 1995) –(Plenum Press – en anglais – New York et Londres -1997) – (Dervy – en français – 1999- (350 pages) -
Ce livre est la réunion de neuf dialogues avec l’auteur de l’ouvrage de scientifiques et de spécialistes (médecine, psychologie, biologie, biophysique, physique et chimie, electro-mécanique, neurophysiologie, théologie, philosophie. Michel Lefeuvre a rédigé pour sa partie le neuvième et dernier chapitre.
ISBN : 2-84454-010-4
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Réflexions diverses :
Information :
Le livre du Professeur Rosine Chandebois :
L’EMBRYON CET INCONNU (2004)
avec un avant-propos de Michel Lefeuvre
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Il est d’un intérêt de tout premier plan pour l’embryologie aujourd’hui, et laisse loin derrière lui les « dogmes » officiels.
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Pour donner quelque crédit à ses thèses, voici quelques citations reproduites ici, à propos de son œuvre en général :
Je dois dire que l’ouvrage est de si grande valeur que sa diffusion ne devrait pas se limiter à la France
(Prof. P.D. Nieukoop, Directeur de l’Institut international d’embryologie d’Utrecht, Traité de 76)
I believe that its influence will be considerable
(Prof. D.A. Glasgow - Monographie 83)
L’ouvrage de Rosine Chandebois rappelle aux biologistes de la jeune génération nombre de données classiques oubliées ou ignorées trop souvent. Il faut espérer que cette leçon que nous donne R. Chandebois sera entendue.
(Prof. R. Thom, de l’Académie des Sciences. le Gène et la Forme.)
A propos des données provenant de toutes les disciplines des sciences de la vie :
C’est le grand mérite du livre du Prof. Chandebois que de les assembler et de les enrichir grandement avec la compétence que lui confère une fructueuse carrière de chercheur.
(Prof. M Schützenberger, de l’Académie des Sciences. Pour en finir avec le darwinisme.)
Et dans un encart publicitaire de Médecine et Sciences de sept. 1990 :
Le large champ de ses analyses donne les clés pour comprendre la biologie de demain. (Prof. J. Roux)
un livre essentiel et les travaux que nous conduisons sur le cancer trouvent parfaitement leur place -du point de vue théorique- aux côtés de votre vision du gène et de la forme.
(Prof. J.P. Escande)
Le bouquin est diablement bon. ( Prof. R. Chauvin)
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Pour le commander : Prix : 16 euros franco de port (avec le catalogue gratuit (?)
à l’adresse suivante : Les éditions de l’Age d’Homme - 5, rue Férou - 75006 Paris -
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Articles :
Etude sur la linguistique -Impact 1969 – Angers
Musique et peinture – Etudes – mai 1974 –
Arts muets et langage – Annales de l’Université de Dakar – 1978-79
Tradition et rupture dans les arts – Essai sur les arts en Afrique – Annales de l’Université de Dakar – 1978-79
Le Monde et la Nature – Revue Sénégalaise de Philosophie – janvier-juin 1982
Le monde, le corps et l’esprit – Revue Sénégalaise de Philosophie – juillet-décembre 1982
Vie privée et vie publique – Revue Sénégalaise de Philosophie – janvier-décembre 1985
Une nouvelle primauté du réel - Revue des Sciences religieuses - n°2. avril 2007.
p. 175 à 198.
Réflexion sur le vivant, le cerveau et l'esprit - Teilhard aujourd'hui. n° 29. mars 2009
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Mes liens :
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Rosine Chandebois |
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Michel Troublé |
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Le site: http://www.philothema.com
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Les éditions de l'Harmattan |
Le site et le contact: http://www.editions-harmattan.fr
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Les éditions Klincksieck |
Le site: http://www.klincksieck.com
Adresse électronique: courrier@klincksieck.com
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Les Editions L'Age d'Homme |
Adresse électronique : info@agedhomme.com
Le site: http://www.agedhomme.com
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Adresse électronique :
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