XXII - Le sens des modes et des temps (suite 2)
11 05 09
XXII - Le sens des modes et des temps (suite 2) (modes non conjugués. Concordance des temps)
Leçon 23
Les modes non conjugués
Le mode infinitif a le rôle d'un verbe ou le rôle d'un nom :
J'entends les oiseaux chanter.
J'aime lire (la lecture).
Le mode participe a le rôle d'un verbe ou le rôle d'un adjectif :
« Figure-toi Pyrrhus, les yeux étincelants,
Entrant à la lueur de nos palais brûlants,
Sur tous mes frères morts se faisant un passage,
Et de sang tout couvert échauffant le carnage... »
« Andromaque » Acte III, scène 8, de Jean Racine (1609 - 1699)
Remarque : Le participe adjectif : on pourrait dire : l'épée étincelante , nos maisons brûlantes, de cendre toute couverte : si l'on change le genre, on remarque alors l'accord avec le nom auquel le participe se rapporte. Le participe verbe exprime ici une action : il est invariable.
Leçon 24
La concordance des temps
C'est la relation temporelle existant entre le temps de la principale et celui de la subordonnée ; cette relation est logique, chronologique :
Elle exprime la simultanéité, l'antériorité ou la postériorité :
« Si pourtant ce respect, si cette obéissance,
Paraît digne à vos yeux d'une autre récompense,
Si d'une mère en pleurs vous plaignez les ennuis,
J'ose vous dire ici qu'en l'état où je suis
Peut-être assez d'honneurs environnaient ma vie
Pour ne pas souhaiter qu'elle me fût ravie... »
« Iphigénie », Acte IV, scène 4
Remarque : D'abord le présent des deux subordonnées conditionnelles marque une simultanéité avec celui de la principale, puis la même principale marque la postériorité face à l'antériorité de la subordonnée conjonctive introduite par le premier « que ». De plus, il y a concordance des temps -simultanéité dans le passé- des deux derniers imparfaits (indicatif et subjonctif), le dernier au passif.